André Malraux, écrivain 1920-1976
Une exposition de la Galerie Gallimard, proposée par la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet et les Éditions Gallimard, à l’occasion du cinquantenaire de la mort d’André Malraux.
André Malraux avait prévenu les siens et ses lecteurs. Il n’espérait d’eux qu’une épitaphe : « André Malraux, écrivain ». C’est à ce souhait que se rattache cette exposition. Tout part de l’écriture et y revient, dans cette vie d’antiquariat aventureux, de lutte et d’engagement politiques, de passion éditoriale et artistique, de questionnement métaphysique et de pudeur intime. On peut parler de tout ; mais tout revient à ceci : la littérature. Et il n’est pas anodin que le dernier livre qu’André Malraux ait écrit, et le premier qui ait été publié à titre posthume, fut L’Homme précaire et la littérature (1977) : une théorie des Lettres – s’étendant de la création à la réception – qui est aussi, à sa manière, l’image saisissante d’une vie et d’une pensée. Celle qui part de la conscience intime de la condition commune – la présence de la mort en nos êtres, le sentiment d’absurdité qui en résulte et l’honneur qui consiste à y remédier en s’y opposant – pour s’équilibrer dans le songe fraternel, soumis comme l’art à de perpétuelles métamorphoses, que compose, de siècle en siècle et comme un antidestin, la créativité littéraire des femmes et des hommes.
Voici donc, par la réunion de pièces exceptionnelles choisies parmi les collections de la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, où ont été déposés les papiers personnels de l’écrivain, et les archives des Éditions Gallimard, quelques aperçus remarquables sur la trame littéraire d’une vie immergée dans la grande histoire de l’imaginaire, inséparable de sa « bibliothèque d’admiration ».
Ouvert du mardi au samedi de 13h à 19h.